OUIDAH ET GRAND-POPO...

Fin février, je me suis rendue avec 3 autres filles à Ouidah et à Grand-Popo. Les 3 autres filles, 2 allemandes et une suisse accomplissent également un service volontaire de coopération dans d’autres ONG.

Nous sommes parties samedi matin de Cotonou direction Ouidah. Un trajet d’environ 1 heure. Ouidah est une ville de +/- 25.000 habitants, c’est avant tout un centre historique et une ville importante au Bénin pour le culte vaudou.

En arrivant, nous nous sommes d’abord rendues au « Temple des Pythons » une grosse attraction touristique. Dans la cour du temple, il y avait des petites maisons avec des toits pointus que nous n’avons pas pu visiter car il s’agit d’endroits sacrés (« c’est seulement pour les initiés »). Le jardin où se déroulent les cérémonies nous était également défendu pour les mêmes raisons. Mais cela n’était pas si grave, nous étions là prioritairement pour voir les serpents qui se trouvaient dans une plus grande maisonnette. Il y avait là environ 100 serpents et il fallait retirer ses chaussures car c’est un endroit sacré (même si l’endroit était sacré, il était absolument repoussant). Tous les 5 jours, les serpents sont lâchés dehors afin de pouvoir se nourrir (rats, souris, maïs etc…) et puis les habitants du village les ramènent ici dans la maisonnette. Les gens n’ont pas peur des serpents en liberté puisqu’il s’agit d’animaux sacrés nous a expliqué notre guide. En tout cas, moi, je n’aimerai pas les rencontrer sur mon chemin même s’ils sont considérés comme « sacrés » et j’étais contente de les voir tous ici au lieu de les rencontrer en toute liberté lors d’une de leurs sorties autorisées !

Le guide nous a proposé de prendre un serpent autour du coup et nous avons accepté mais juste le temps d’une photo. Sentir cet animal froid à la peau sèche sur ma peau n’est pas l’expérience la plus agréable que j’ai faite mais disons que l’occasion ne va pas se représenter souvent donc cela valait déjà la peine. Notre guide était toutefois surpris que nous n’avions pas envie de prolonger le moment pour mieux apprécier cette sensation étrange…mais franchement, non merci -)

Après la visite aux reptiles, nous nous sommes rendues dans la ville même pour découvrir le « Fort portugais », un musée et puis nous avons pris la direction de la mer près de la « Porte du Non-Retour ». Au 18ème siècle, c’est de ce grand monument que partaient les bateaux remplis d’esclaves vers l’Amérique du Sud.

Vers 14h00, nous avons pris un taxi pour aller à Grand-Popo. Il n’y avait pas trop le choix pour le taxi et c’est à bord d’un « ancien modèle » tout rouillé de partout et en piteux état que nous avons pris place : les différentes pièces de la « voiture » tenaient ensemble avec du ruban adhésif, le pare-brise était tout fissuré de partout et tout était cassé dans le coffre d’où on pouvait voir distinctement le châssis, les câbles etc..quele aventure ! Heureusement le chauffeur était extrêmement sympa et pendant tout le voyage il nous a raconté de petites histoires sur sa famille et aussi sur le culte vaudou.

Grand-Popo est un village de pêcheurs où les navigateurs portugais venaient acheter l’huile de palme. Ils sont à l’origine du nom du village car ils appelaient les pêcheurs « Popo » (pêcheurs en langue portugaise).
A Grand-Popo, nous étions logé dans un bel hôtel avec un grand jardin avec une piscine. Le complexe hôtelier était situé à 50 mètres de la plage. On dit que la plage de Grand-Popo est la plus belle plage de tout le Bénin et c’est vrai, on se croyait aux Caraïbes avec la plage de sable blanc, la mer bleue et partout des palmiers. Après réflexions, nous avons été profiter du soleil sur la plage et boire du lait de coco tout frais. Nous avons aussi été nous baigner mais malheureusement, la mer était trop agitée et il y avait trop de vagues pour pouvoir nager sans risques.

En soirée, nous avons visité un peu le village avant de nous asseoir parmi environ 200 personnes près de la plage pour regarder un match de football sur écran géant.

C’était un super week-end et nous nous sommes promises de revenir encore une foi ici avant la fin de notre service volontaire de coopération.

Romy

 

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