La réalité derrière la belle Île Rouge – La Fondation Follereau Luxembourg à Madagascar

Madagascar est unique: 5% de tous les animaux et espèces végétales de la planète ne peuvent être trouvés qu’ici. La faune et flore remarquables sont harmonisées par des paysages épiques d’une diversité incroyable : on peut passer  d’une forêt tropicale à un désert en seulement 300 km. Cependant, derrière cette beauté se cache la réalité d’une extrême pauvreté et des maladies qui touchent les populations malgaches. Les régions côtières à l’est du pays, particulièrement au sud-est, ont toujours porté la charge la plus lourde de la lèpre. Non seulement la lèpre, mais aussi la tuberculose, les handicaps physiques et mentaux sont présents sur cette île exotique.

À Madagascar, les victimes atteintes de ces maladies sont considérées comme des gens qui ont fait quelque chose de mal dans la communauté ou qui sont frappés par une malédiction. Dans certaines régions du pays, les victimes sont exclues de leur communauté. L’accès à la santé dans les régions les plus rurales est presque inexistant à cause de manque d’infrastructures, de routes et de moyens de transport. Beaucoup de villages sont inaccessibles pendant les mois de novembre à avril à cause de fortes pluies et cyclones.

Derrière cette beauté se cache la réalité d’une extrême pauvreté et des maladies qui touchent les populations malgaches.

Madagascar a du mal à contrôler et à guérir ces maladies et ainsi provoque des souffrances inutiles, des déformations de personnes et leur exclusion. Ce pays est un des nombreux pays qui continuent à travailler pour éliminer la lèpre. Les conflits politiques en 2002 et en 2009 ont freiné le progrès vers l’élimination de cette maladie à cause des perturbations dans les traitements et des blocages routiers et des pénuries de carburant qui rendent l’accès aux régions rurales impossible.  

En juillet, deux représentantes de la Fondation Follereau Luxembourg (FFL) se sont rendues à Madagascar pour visiter ses projets sur place dans les régions d’Amoron’i Mania et de Mananjary, au centre du pays. Ici la FFL soutient financièrement l’ONG locale Akanin’ny Marary (AM) depuis les années 90. Son projet sensibilise, accueille, soigne et appuie socialement les malades de la lèpre, de la tuberculose, ainsi que des handicapés physiques ou psychomoteurs dans ces régions. L’objectif du projet est la meilleure intégration des groupes vulnérables et exclus dans leur communauté, en renforçant leur autonomie et niveau de vie.

La FFL et son partenaire essaient aussi d’assurer la prise en charge et le suivi médical spécifique et non spécifique en faveur des lépreux et des tuberculeux et d’appuyer les efforts de formation professionnelle des jeunes malades et des jeunes handicapés.

Le projet a trois volets: sensibilisation, soins et suivi, et formation professionnelle pour la réintégration sociale. Les séances de sensibilisation sont organisées par l’AM avec une équipe d’agents de santé formés dans les zones rurales.

Le projet a trois volets: sensibilisation, soins et suivi, et formation professionnelle pour la réintégration sociale. Les séances de sensibilisation sont organisées par l’AM avec une équipe d’agents de santé formés dans les zones rurales. Pendant ses séances, les victimes sont dépistées et orientées vers les différents centres de santé de l’AM. La sensibilisation est aussi faite à travers des émissions à la radio et par la distribution d’un bulletin informatif. Le soin et suivi du projet sont pratiqués par les différents centres spécialisés à la lèpre, à la tuberculose et aux handicaps mentaux et physiques. Les patients ont la possibilité d’héberger et de manger dans les centres pendant la période de leur traitement. Ces personnes ne sont pas seulement guéries de ces maladies, mais peuvent aussi profiter des prothèses ou chaussures fabriquées individuellement pour chaque personne. Le troisième volet assure la réintégration sociale des anciens malades. Après être guéri, il est très difficile pour les gens de continuer une vie normale. L’AM assure la réintégration des enfants dans le système scolaire et offre une formation professionnelle dans l’agriculture aux anciens malades et à leurs familles. Ainsi, ces personnes peuvent créer des activités génératrices de revenus et continuer à vivre une vie indépendante.

Pendant la mission de la FFL à Madagascar, Violaine Alves, gestionnaire de projets et Megan Hurst, chargée de Relations publiques, avaient l’opportunité de visiter sept centres, ainsi que de rencontrer les autorités locales des communes et des régions d’intervention de l’AM, l’équipe de l’AM et les coordinateurs des centres, et principalement les bénéficiaires des projets. Pendant une rencontre  avec environ 200 malades, l’équipe avait la chance d’écouter les soucis et les problèmes quotidiens des gens. La plupart d’entre eux ont  exprimé leur problème d’exclusion de la société, principalement de leur famille. Une femme a raconté que depuis son diagnostic de la lèpre, personne ne veut s’approcher d’elle ou même porter des vêtements qu’elle avait déjà mis. Un autre lépreux a dû marcher presque une centaine de kilomètre pour rencontrer l’équipe, parce que ni les taxis brousses, ni les camions, ne veulent  emmener les lépreux avec eux à cause de leur maladie. Un autre ancien lépreux, qui a été guéri il y a 3 ans, a exprimé son souci de ne pas pouvoir se réintégrer dans la société et de trouver un travail à cause des conséquences visuelles de sa maladie.

Pendant la mission de la FFL à Madagascar, Violaine Alves, gestionnaire de projets et Megan Hurst, chargée de Relations publiques, avaient l’opportunité de visiter sept centres, ainsi que de rencontrer les autorités locales des communes et des régions d’intervention de l’AM, l’équipe de l’AM et les coordinateurs des centres, et principalement les bénéficiaires des projets.

La mission de la FFL a démontré qu’il existe encore beaucoup de travail à Madagascar pour améliorer la santé des lépreux, des tuberculeux et des handicapés mentaux et physiques, ainsi que pour changer les attitutes négatives du reste de la population envers ces malades.

Vous pouvez nous aider à continuer à aider les populations à Madagascar en faisant un don sur le compte de la Fondation Follereau Luxembourg CCPL IBAN LU15 1111 0000 7878 0000 avec la mention ‘Aide à Madagascar’.