‘Non à la Mutilation Génitale Féminine’ – Sara, jeune élève du Lycée Technique d’Esch-sur-Alzette s’engage contre l’excision

Luxembourg, le 19 juillet – Sara, une élève du Lycée Technique d’Esch-sur-Alzette, s’engage depuis plusieurs mois pour la Fondation Follereau Luxembourg en sensibilisant ses camarades sur le problème des mutilitations génitales féminines et sur le projet de lutte de la FFL au Mali.

Avec sa classe, Sara avait organisé plusieurs séances de présentation dans différentes classes dans son école. Sara avait expliqué à ses camarade ce thème problématique et délicat qui est encore pratiqué dans 28 pays africains, au Moyen-Orient et dans certains pays d’Asie. Aujourd’hui, environ 100 à 140 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi cette pratique et chaque année, environ 3 millions courent ce risque. ‘Mon but est de sensibiliser les jeunes autour de moi sur les problèmes en dehors de notre société. Ces problèmes sont très graves et la plupart des gens autour de moi ne les connaissent pas’ a expliqué Sara. ‘Ma motivation et mon engagement à partager cette lutte contre l’excision vient de l’envie d’aider les défavorisés’.

Sara avait organisé plusieurs séances de présentation dans différentes classes dans son école

Pour récolter de l’argent pour sa campagne intitulée ‘Non à la MGF’, Sara, avec l’aide de ses camarades, a fabriqué des petites broches de fleurs, qu’elle avait vendu pour 1-2€. Le SPOS et plusieurs professeurs ont aidé les élèves à organiser un ‘charity run’ pour récolter de l’argent supplémentaire. Cet événement a eu lieu pendant la fête scolaire de l’école où les participants ont trouvé des sponsors pour payer les kilomètres que les élèves ont courru. Des volontaires avaient aussi fait des gâteaux qui ont été vendus pendant la course. Environ une quarantaine d’élèves ont participé au ‘charity run’.

Sara avec ses camarades au charity run

La FFL soutient le COFESFA (Collectif de Femmes pour l’Education, la Santé Familiale et l’Assainissement), une association de femmes maliennes, qui lutte contre l’excision dans leur pays où 85 % des petites filles sont toujours excisées de nos jours. Dans certaines zones du pays, ce taux s’élève à 98%. Par le soutien financier de la FFL, le COFESFA s’est engagé à se rendre sur le terrain avec une équipe d’animatrices spécialement formées pour sensibiliser les femmes sur les dangers de cette pratique, et à aborder directement les exciseuses traditionnelles et essayer de les reconvertir à d’autres activités génératrices de revenus.

Un grand MERCI à Sara pour son engagement et soutien et à toutes les personnes du Lycée Technique d’Esch-sur-Alzette qui l’ont aidée !