Les programmes de santé de la FFL

Les institutions européennes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou aussi le Cercle de coopération luxembourgeois,  priorisent la santé non seulement dans leurs programmes 2014, mais aussi des années à venir. L’engagement ciblé dans le secteur sanitaire est essentiel pour remédier à des problèmes universels comme la mortalité maternelle et infantile, les maladies comme la tuberculose ou la lèpre ou plus généralement l’accès à des soins médicaux.

La mort d’un enfant souffrant d’une simple grippe ou d’une femme enceinte lors de l’accouchement, due à un manque de moyens financiers ou due à un accès restreint à une structure médicale, est un une triste réalité dans beaucoup de pays africains. La Fondation Follereau Luxembourg (FFL) se concentre depuis des années sur le secteur sanitaire en Afrique de l’Ouest. Sur les 35 projets FFL en cours, 24 sont axés sur la santé communautaire en général, la lutte contre les maladies tropicales rares, comme la lèpre ou l’ulcère de Buruli, et surtout sur la santé maternelle et infantile. Ainsi, la FFL soutient en outre la construction de maternités, de centres médicaux et l’accès à l’eau potable et initie la population locale à des sujets sanitaires par le biais de séances de sensibilisation en milieu rural dans des pays d’Afrique occidentale. La collaboration étroite avec les partenaires locaux facilite la bonne compréhension du contexte socio-culturel, la communication entre les différents acteurs et la réalisation des projets sur place.

En 2014, la FFL a prévu d’assurer entre autres la construction de cinq maternités,  cinq centres de santé, un hôpital et un laboratoire. Ces structures sont destinées à garantir l’accès à des structures de santé à ceux qui en ont besoin et à réduire la mortalité maternelle et infantile. L’accès à des infrastructures médicales est d’autant plus important dans les pays d’Afrique occidentale où la pratique de l’excision est fort répandue. En effet, les femmes excisées ont besoin d’un suivi très spécifique pendant leur grossesse, car elles sont sujettes à beaucoup de risques pendant et après l’accouchement. Pour cette raison, la FFL s’engage dans le domaine de la santé en général, mais aussi particulièrement dans la lutte contre l’excision et dans le suivi des femmes, victimes de cette pratique.