31 Juillet : journée de la femme africaine

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PORTRAIT AFRICAIN

À travers 36 projets soutenus dans 9 pays du continent africain, la Fondation Follereau Luxembourg s’engage contre toute forme d’exclusion, notamment en faveur des femmes et des enfants les plus démunis. Or, chaque année, le 31 juillet célèbre la journée de la femme africaine, depuis 1962. L’occasion pour la fondation d’échanger avec Nicaise N’Gatta, directrice du secrétariat permanent de l’AAB-FFL, l’association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau :

  1. Votre parcours personnel et professionnel

Je suis entrée dans la vie active à l’âge de 22 ans. J’ai travaillé avec les « Religieux de Saint-Vincent de Paul/Région Afrique de l’Ouest » après un stage à l’organisation « Ouest Africaine de la Santé » pour la validation de mon diplôme de licence en finance et comptabilité. Le poste que j’ai occupé chez les religieux m’a permis de collaborer avec plusieurs structures de bailleurs de fonds. J’ai ainsi appris la gestion des projets humanitaires. Pour moi, c’était une véritable chance de pouvoir faire un retour d’ascenseur, après avoir également bénéficié d’aide à un moment de ma vie. Que mon travail puisse permettre à d’autres personnes dans le besoin de pouvoir accéder à une aide me motivait. J’ai ensuite continué mon parcours professionnel avec « l’Association des Amis Burkinabè de la Fondation Follereau Luxembourg » vers la fin de l’année 2013, grâce à laquelle j’ai pu bénéficier d’une formation pour renforcer mes compétences. Mon expérience s’est donc encore améliorée. J’ai pris connaissance de problématiques comme les mutilations génitales féminines, l’accès aux soins de santé, ou encore l’aide à l’enfance en détresse. Toutes ces problématiques ayant un dénominateur commun : la vulnérabilité des personnes.

  1. Votre plus grande fierté ?

Faire un travail que j’aime, et qui me passionne. J’avais choisi la filière « finance et comptabilité » aux études supérieures, faute de disponibilité d’une filière qui me tenait réellement à cœur, comme mon rêve d’enfant. Mais, mon parcours professionnel m’a menée vers l’univers formidable de l’aide humanitaire. Par mon travail, j’apporte ainsi une contribution, aussi minime soit-elle, dans l’exécution de projets d’aide au développement.

  1. Une femme d’exception et d’inspiration à vos yeux ?

Puis-je en citer deux ?

Une femme d’exception : ma mère, une grande anonyme, comme la plupart de ces mères remarquables du continent. Elle a pris le pari, il y a 32 ans, de prendre en charge une petite fille, devenue aujourd’hui une femme, qui arrive à avoir son pain quotidien, dans la dignité.

Une femme d’inspiration : la romancière, Calixte BEYALA. J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Je voulais faire partie de ces personnes qui racontent des histoires, mais je n’en ai malheureusement pas encore les capacités. Pour revenir aux œuvres de Calixte, j’aime notamment « Assèze, l’africaine », « Le soleil qui m’a brulé », ou encore « Les honneurs perdus ».

  1. Les aspirations majeures pour la jeune génération féminine ?
  • Être respectée en tant qu’être humain à part entière, sans prise en compte du niveau économique et social. Ce qui inclut le droit à l’école, le droit à la parole, le droit à l’emploi,
  • Bénéficier de plus de projets incluant la question du Genre pour aider les femmes à rehausser leur niveau économique dans la société,
  • Renforcer le leadership des femmes,
  • Respecter les quotas « Genre » au sein des organisations, entreprises, gouvernements.
  1. Un combat essentiel à mener pour les conditions de la Femme ?

L’accès à l’éducation, à la formation, qui est le premier levier de prise de conscience de l’intéressée par rapport à sa situation. Il est également essentiel d’illustrer par des exemples concrets et actuels, dans nos écoles ou centres de formation, des modèles de réussites féminins.

On peut aussi retenir qu’éduquer une femme, c’est éduquer une nation, car on évalue le degré d’émancipation d’une nation par le niveau d’émancipation des femmes de cette nation.

  1. Un proverbe ?

« Le remerciement d’une maman est perpétuel »